Symbiose #17 - Tu utiliseras toujours mal l'IA sans cet élément
7 éditions plus tard, je tiens parole
Bonjour !
Il y a quelques semaines, en clôture de l’édition 9, je t’ai écrit cette phrase : « pour ça, il faut former un cadre d’apprentissage pour atteindre cet objectif. Mais ça, on en parlera une autre fois. »
Cette autre fois, c’est aujourd’hui.
Pour rappel, dans l’édition 9, je t’expliquais pourquoi se sentir en sécurité avec l’IA était un cap majeur à franchir et que l’objectif final, c’était de faire de l’IA la meilleure version de toi. J’avais laissé une porte ouverte sur le « comment » et je l’ai laissée ouverte sept éditions. Tu vas comprendre pourquoi cette notion de cadre d’apprentissage change tout.
#1 : Pourquoi apprendre l’IA en autodidacte coûte si cher
Je vais te raconter quelque chose que tu sais déjà si tu me lis depuis le début, mais que je n’avais jamais formulé sous cet angle.
Le 11 février 2025, j’ai atteint la symbiose avec l’IA.
J’en ai parlé dans l’édition 3, c’est ce jour à Lausanne où, en 5 minutes et 3 échanges avec ChatGPT, j’ai construit 2 ateliers parfaits pour un secteur que je ne maîtrisais pas. Ce jour-là, j’ai compris que j’avais atteint quelque chose. Sauf que pour y arriver, j’ai mis plusieurs mois. J’ai d’ailleurs redit dans l’édition 16 que j’avais mis 12 mois à finaliser la bonne méthode.
12 mois.
12 mois à tâtonner, à tester des outils sans savoir si je faisais le bon choix, à empiler des prompts trouvés sur LinkedIn, à croire que tel cas d’usage allait tout changer alors qu’il ne changeait rien. 12 mois à confondre la productivité réelle avec le sentiment d’aller vite.
Faire de l’autodidacte n’est jamais gratuite. Elle se paie. Elle se paie en temps perdu, en faux usages qu’on croit bons, en croyances qu’on installe sans s’en rendre compte et qu’il faudra ensuite désinstaller.
Elle se paie aussi en risques que j’ai déjà décrits en édition 5 : la dépendance, l’atrophie, la délégation muette de notre propre cerveau à un robot probabiliste. Tout ça arrive quand l’apprentissage n’est pas cadré, parce qu’à défaut de cadre, on prend les habitudes des autres, et les habitudes des autres sont rarement les bonnes pour nous.
Ce coût n’est pourtant pas une fatalité. C’est l’absence de cadre qui rend l’apprentissage long, jamais la complexité de l’IA.
#2 : Ce qu’est vraiment un cadre d’apprentissage
J’ai pris l’habitude, dans Symbiose, de définir les choses par opposition.
Le subi face au choisi, le FOMO face au JOMO, la souveraineté face à l’utilité. Cette fois encore, je vais procéder ainsi, parce que c’est ce qui rend la notion claire.
Un cadre d’apprentissage n’a rien à voir avec une collection de prompts ou une liste de cas d’usage copiés depuis LinkedIn, encore moins une vidéo tuto regardée un dimanche soir. On va aussi exclure le bricolage solitaire que pratiquent 95% des utilisateurs d’IA aujourd’hui, dont je faisais partie en 2024. Tout ça, ce sont des morceaux. Des morceaux utiles, parfois, mais qui restent des morceaux.
Un cadre d’apprentissage, c’est un cheminement structuré.
Il part de l’intention, c’est-à-dire des 4 questions que j’ai posées :
Pourquoi tu veux utiliser l’IA,
Pour quoi tu veux l’utiliser,
Comment l’utiliser,
Comment tu travailles avec elle.
Je ne les redéveloppe pas ici, mais elles restent le point de départ et elles ne se contournent pas. Un cadre, ça oblige à passer par là.
Ensuite, ce adre construit le contexte de l’IA dans la durée. Une vraie sparring partner doit te connaître. Ce contexte ne s’écrit pas en un soir, mais se construit patiemment, par couches, et il a besoin d’une méthode pour ne pas se faire dans le désordre.
Enfin, un cadre installe une discipline d’usage. Quand utiliser l’IA, quand ne pas l’utiliser, comment relire, comment savoir si elle te rend service ou si elle te tire vers le bas. Cette discipline, on ne la trouve pas dans un PDF de 200 prompts.
Un cadre, ça se construit. Et ça peut se construire mal seul.
#3 : Par où commencer pour construire ton cadre
Maintenant que tu sais ce qu’est un cadre, je vais te donner 4 points d’appui concrets pour commencer à le construire. Aucun n’est une recette miracle, et c’est précisément pour ça qu’ils marchent.
Le premier point d’appui, c’est de passer par les 4 questions avant de toucher à quoi que ce soit, à l’écrit.
En quoi l’IA peut-elle réellement m’aider dans mon activité ?
Quels sont les cas d’usage pour lesquels je ne veux PAS l’utiliser, et pourquoi ?
Quels sont les cas prioritaires, et pourquoi ?
Quels sont les outils adéquats pour ces cas, et pourquoi ?
Le « pourquoi » est essentiel. C’est lui qui transforme une liste en cadre.
Le deuxième point d’appui, c’est d’identifier volontairement les usages que tu vas exclure. Je l’ai fait début novembre avec mes posts LinkedIn. J’avais un assistant IA qui fonctionnait à merveille. Je l’ai arrêté, parce qu’écrire est quelque chose qui me tient et que je ne voulais pas le déléguer. Cet exercice d’exclusion vaut souvent plus que l’inclusion. Il définit ce qui restera humain chez toi, ce que tu ne veux pas perdre.
Le troisième point d’appui, c’est de construire le contexte par couches dans la durée. Tu lui dis ce que tu fais. Tu lui partages tes notes. Tu lui expliques tes choix passés. Tu corriges quand elle se trompe sur toi. Tu valides quand elle a juste. Ça demande de la régularité et, oui, ça peut être long. Une IA à qui tu balances 3 lignes de prompt sans contexte te renverra toujours une moyenne statistique. C’est ta faute, jamais celle de l’IA
Le quatrième point d’appui, c’est d’adopter le JOMO dès le premier jour, ou Joy of Missing Out. Chaque nouveauté qui débarque, tu la laisses passer. Tu attends 2 semaines. Si on en parle encore, tu regardes. Sinon, tu n’as rien manqué. Le bruit n’est pas ton ami quand tu cherches à installer un cadre.
#4 : Pourquoi un cadre se construit mieux accompagné
Je l’ai déjà dit, je l’ai fait seul, en 12 mois, par hasard. Si quelqu’un avait été en face de moi à ce moment-là, avec une méthode et un peu de recul, je n’aurais pas eu besoin d’autant de temps.
C’est la mécanique que je te dois depuis plusieurs éditions. Se sentir en sécurité avec l’IA suppose un cadre. Un cadre se construit mieux accompagné. Ce cadre accompagné, je l’ai construit pour toi. Il s’appelle Symbiose, et c’est mon nouveau bootcamp.
Tu as donc 2 options. Soit tu pars en autodidacte et tu mets 12 mois comme moi. Soit tu prends un raccourci. 7 modules live avec moi du 8 au 29 juin, 18 défis pour passer à l’action, un socle e-learning à ton rythme et une commu WhatsApp pour ne pas avancer seul(e). C’est la première cohorte, donc il y a un tarif de lancement jusqu’au 1er juin avec le code NEWSLETTER qui te fait passer de 699€ à 499€.
Tout est ici : Symbiose.
Se sentir en sécurité avec l’IA, c’était l’objectif que je t’avais posé en édition 9. Le cadre, c’est le chemin. La promesse est tenue.
À très vite,
Benjamin

